dimanche 22 novembre 2009
samedi 14 novembre 2009
mercredi 4 novembre 2009
mercredi 21 octobre 2009
Chocolat
Mais les eaux brunes du regard
Où dort le bruit de la mer
La terre fauve au fond des yeux
A. Pieyre de Mandiargues, Fleur du Japon
Ce soir j’ai cédé
Au plaisir suffoqué
De la pâte brune
Solide comme l’agrume
Cette nuit j’ai froissé
Tant de fois ma langue
Pour mieux y céder
En fondre la gangue
Que demain j’écrirai
Les mots de ma faim
De mes yeux blanchirai
Les vestiges d’airain
Et plus tard je saurai
Peut-être nommer
La saveur brune
De cette brume
Des lèvres articuler
Son souverain délai
16-27 iii 2008
Où dort le bruit de la mer
La terre fauve au fond des yeux
A. Pieyre de Mandiargues, Fleur du Japon
Ce soir j’ai cédé
Au plaisir suffoqué
De la pâte brune
Solide comme l’agrume
Cette nuit j’ai froissé
Tant de fois ma langue
Pour mieux y céder
En fondre la gangue
Que demain j’écrirai
Les mots de ma faim
De mes yeux blanchirai
Les vestiges d’airain
Et plus tard je saurai
Peut-être nommer
La saveur brune
De cette brume
Des lèvres articuler
Son souverain délai
16-27 iii 2008
mardi 20 octobre 2009
vendredi 16 octobre 2009
dimanche 11 octobre 2009
concaténation
Mélancolie ou nostalgie, je n’arrive pas à finir des travaux d’écriture. Et voilà que j'explore l’envers de ma mémoire blogienne, tous ces billets, toutes ces bribes ébauchés, tous ces brouillons commencés, parfois oubliés, lassés par la ductile chair du temps.
*
vie en morceaux
doigts bleus
lèvres vitrifiées
[28 aout 2009]
*
Détaché
Allongé sous la pluie
Invisible des souvenirs
J’entends la musique
M’hérisser la peau
Submerger ma voix
Battre la morsure
A l'équerre
[26 aout 2009]
*
Je voudrais écrire
Comme un filet de sang
S’étale sur le sable gras
Mais le temps me boit avant.
[26 avril 2009]
*
Derrick L. Carter - While Corey Slept...
[5 février 2009]
*
L'encens de l'absence
[18 décembre 2008]
*
« On pourrait comparer la pensée à un lourd nuage qui déverse une pluie de mots » écrit Lev S. Vygotski dans Pensée et langage
[4 décembre 2008]
*
Je ne pensais pas annoncer avec le bleu précédent ce billet pour un hommage volontairement décalé aux Poilus de la Grande guerre, dont on ne cesse d'occulter les prosaïques raisons pour en exalter la grandeur d'âme de ses victimes « consentantes » nous affirme t-on doctement. La « Fleur au fusil » est encore et toujours présentée comme une évidence, qui aurait saisi le peuple, assoiffé de vengeance contre l'ennemi prussien. Il faut évidemment (re)lire les saisissants albums de Jacques Tardi Adieu Brindavoine et La fleur au fusil
[11 novembre 2008]
[28 aout 2009]
*
Détaché
Allongé sous la pluie
Invisible des souvenirs
J’entends la musique
M’hérisser la peau
Submerger ma voix
Battre la morsure
A l'équerre
[26 aout 2009]
*
Je voudrais écrire
Comme un filet de sang
S’étale sur le sable gras
Mais le temps me boit avant.
[26 avril 2009]
*
Derrick L. Carter - While Corey Slept...
[5 février 2009]
*
L'encens de l'absence
[18 décembre 2008]
*
« On pourrait comparer la pensée à un lourd nuage qui déverse une pluie de mots » écrit Lev S. Vygotski dans Pensée et langage
[4 décembre 2008]
*
Je ne pensais pas annoncer avec le bleu précédent ce billet pour un hommage volontairement décalé aux Poilus de la Grande guerre, dont on ne cesse d'occulter les prosaïques raisons pour en exalter la grandeur d'âme de ses victimes « consentantes » nous affirme t-on doctement. La « Fleur au fusil » est encore et toujours présentée comme une évidence, qui aurait saisi le peuple, assoiffé de vengeance contre l'ennemi prussien. Il faut évidemment (re)lire les saisissants albums de Jacques Tardi Adieu Brindavoine et La fleur au fusil
[11 novembre 2008]
samedi 10 octobre 2009
Quand
Quand je tourne
Au coin de la bouche
J’entends à nouveau
La caresse
La chute des seins
Le creux qui vient
Nu comme l’épaule
Le pli de l’amende
La voix du sang
Perpendiculaire
Avide du souffle
Chaud des paupières
Dont bruit le fard
Je dévore ses lèvres
Quand je pose les mains
Tout autour de tes yeux
J’ai oublié
Debout, je rêve
Sous la pluie horizontale
De grands regards
Où je m’évade et me tais
8-10 x 2009
mardi 29 septembre 2009
La vie qui va avec
La poésie est pratique en ce moment. Elle s’enroule sur mes yeux, comme une écharpe qui se tord au vent. C’est une brume, qui m’exprime, me ravit et m’exalte. C'est un rivage dont j’ignore le sable, un goût dont j’ai perdu la trace. Quelque chose qui me manque, terriblement, comme un triangle sous la peau, un œil noir.
mardi 22 septembre 2009
vendredi 18 septembre 2009
lundi 14 septembre 2009
Anneau
Je le tiens
En son centre
Évidé comme l'été
Il glisse
Se digitalise
Résiste
Et m'enserre
C'est un martyr
Fétiche d'argent
Un nœud vide
Qui m'occupe
Et me lie
Au temps
Celui qui creuse
La peau et la voix
Qui me fige et m'écarte
12 IX 2009
Kate Bush - A Coral Room
En son centre
Évidé comme l'été
Il glisse
Se digitalise
Résiste
Et m'enserre
C'est un martyr
Fétiche d'argent
Un nœud vide
Qui m'occupe
Et me lie
Au temps
Celui qui creuse
La peau et la voix
Qui me fige et m'écarte
12 IX 2009
Kate Bush - A Coral Room
lundi 7 septembre 2009
mouvement
une certaine idée de l’infini
Faithless - Blissy's Groove
Nous sommes corps à corps nous sommes terre-à-terre
Nous naissons de partout nous sommes sans limite
P. Eluard, Notre mouvement
Nous sommes corps à corps nous sommes terre-à-terre
Nous naissons de partout nous sommes sans limite
P. Eluard, Notre mouvement
samedi 5 septembre 2009
mercredi 2 septembre 2009
Dispersion
Fields of fire that passed the train
The sky is victorious but here comes the rain
Friday is taking me home again,
And I’ve nothing but you on my mind.
Faithless, Crazy English Summer
Le crépuscule est jaune
La terre a dissous
La lumière, rougeoie
Dans les hauts murs
Qui me suivent
Reste le vent
Le grand souffle
De mes nuages
Transparents
La nuit est grise
Et m’enveloppe
De son bruit
Elle me disperse
Me jette aux quatre
Roses du vent
Du marbre au sable
Je suis passé
Du sang à la sécheresse
À la petite éternité
D’une peau épuisée
Rongée par ses ombres
Jaune est la nuit,
Gris le crépuscule
Et court entre eux
Le sang vermeil
Et sinueux
31 viii-1 ix 2009
Faithless - Evergreen
The sky is victorious but here comes the rain
Friday is taking me home again,
And I’ve nothing but you on my mind.
Faithless, Crazy English Summer
Le crépuscule est jaune
La terre a dissous
La lumière, rougeoie
Dans les hauts murs
Qui me suivent
Reste le vent
Le grand souffle
De mes nuages
Transparents
La nuit est grise
Et m’enveloppe
De son bruit
Elle me disperse
Me jette aux quatre
Roses du vent
Du marbre au sable
Je suis passé
Du sang à la sécheresse
À la petite éternité
D’une peau épuisée
Rongée par ses ombres
Jaune est la nuit,
Gris le crépuscule
Et court entre eux
Le sang vermeil
Et sinueux
31 viii-1 ix 2009
Faithless - Evergreen
lundi 31 août 2009
Eau
J'entends la mer
Dans une ville
Qui ne me connait pas
Je vois les vagues
Lentement submerger
L'iris froid
Je sens mes doigts
Rugueux, battre
La morsure d'un cœur
J'imagine l'abstrait
Mouvement d'un corps
Qui ondoie
Je goute le clapotis
Ductile d'une peau
Au grain qui m'echappe
J'hume le coquillage
Sable et sel
Des lèvres peintes
J'ouie le soleil
Qui se dilue
Sous mes pas
Dans la prune
Du crépuscule
30 VIII 2009
Dans une ville
Qui ne me connait pas
Je vois les vagues
Lentement submerger
L'iris froid
Je sens mes doigts
Rugueux, battre
La morsure d'un cœur
J'imagine l'abstrait
Mouvement d'un corps
Qui ondoie
Je goute le clapotis
Ductile d'une peau
Au grain qui m'echappe
J'hume le coquillage
Sable et sel
Des lèvres peintes
J'ouie le soleil
Qui se dilue
Sous mes pas
Dans la prune
Du crépuscule
30 VIII 2009
mercredi 26 août 2009
Divagation
Peter Gabriel - Mercy Street
Vie éparse
Doigts bleus
Lèvres vitreuses
Yeux noirs
Trop grands
Nantes, fin d’été
Triomphant
Chaleur blanche
Balayée, étendue
Par le vent
Fils de musique
Qui, doucement
S’étirent
Au plus lourd
Silence
Je sens
Le nœud
De l’attente
Étreindre
Mon regard
Quoique je sois
Banal, bien que
Le relief
Soie intérieure
De grandes vagues
Les plissements
Dune, lame
…
25-26 viii 2009
mardi 25 août 2009
Ce hideux tourment
« Nous ne nous tenons jamais au présent. Nous anticipons l’avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous rappelons le passé, pour l’arrêter comme trop prompt : si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont pas nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient ; et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont plus rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C’est que le présent, d’ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu’il nous afflige ; et s’il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l’avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance, pour un temps où nous n’avons aucune assurance d’arriver. Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir. Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi, nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous le soyons jamais. »
samedi 22 août 2009
vendredi 21 août 2009
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