jeudi 26 février 2009
mercredi 18 février 2009
sensible
dimanche 8 février 2009
Nuage
Je vois se finir la terre
J.–L. Murat, Démariés (Taormina)
J.–L. Murat, Démariés (Taormina)
Ma main flotte
Au-dessus de l’océan
Moite d’un désir rare
Elle est lourde
Comme un nuage
Affaibli de son exil
C’est elle qui porte
Le poids du regard
La mousse, le sel
Et sang noir
Car je suis les larmes
La démence électrique
La mantille réglisse
Du néant qui s’efface
Le temps nu
Qui me noie
Au firmament
De l’aréole triste
Je ne suis
Qu’un fil
Qui me pique
4-6 fév. 2009
jeudi 5 février 2009
« La foule immense où l'homme est un ami » (P. Éluard)
Requis par l’exigence de conclure un travail universitaire, une thèse, je suis un peu â côté, latéral. Je ne puis donc me totalement me fondre dans la houle que je vois se lever, cette foule immense, où l’homme n’est pas encore un ami comme l’espérait Éluard dans La puissance de l’espoir, mais une foule qui construit patiemment sa fraternité, qui apprend à se connaître pour mieux s’embras(s)er Aussi ai-je l’impression, et la certitude au fond, de modestement incarner ce temps, si honni par le petit Nicolas et sa bande, d’authentiques terreurs assurément, d’incarner donc ce temps libre, ou mieux ce temps libéré pour la lecture et l’écriture, cette liberté du temps pour désécrire aussi, pour revenir sur ce qui a été écrit ou lu, pour marquer ce chemin comme étant, provisoirement peut-être, une impasse.
Bref, je me dis que je participe à ma façon, dans ma retraite, à la résistance contre cette eau glacée comme l’égoïsme de la normalisation libérale, cette rapacité qui n’entend que la performance et la croissance, cet autoritarisme de la vie triste de ceux qui veulent digérer le monde dans le fétichisme.
Hasta…
---------------- New Order - Ultraviolence
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lundi 2 février 2009
S|C-oma
Rester éveillé la nuit ne signifie rien moins que vigilance,
c’est une reptation sur place, visqueuse et usante
E. Bloch, Traces, « Dormir »
Désemparé, ouvert
Au silence tenu
De la nuit fraîche
Où flotte quelque sombre fleur
De la neige sans flocon
Désemparé de l’eau claire
Et de la lumière un peu vieille
J’entends que s’apure
Ma peau dans la chaleur étroite
Cette veine de sang chaud
Et sec qui serpente
Resté sur la grève
Mon dos s’endurcit
Et se heurte au sillon
Qui me tient
Au néant vulnérable
J’ai un dos qui
M’encombre
Et me plonge
Dans la peine
L’ombre de l’eau
Que je me plie
Et me fonde
Dans l’aplomb
Vertical de mon sillon
Que je me scelle
Dans le sommeil
30 i-2 ii 2009

c’est une reptation sur place, visqueuse et usante
E. Bloch, Traces, « Dormir »
Désemparé, ouvert
Au silence tenu
De la nuit fraîche
Où flotte quelque sombre fleur
De la neige sans flocon
Désemparé de l’eau claire
Et de la lumière un peu vieille
J’entends que s’apure
Ma peau dans la chaleur étroite
Cette veine de sang chaud
Et sec qui serpente
Resté sur la grève
Mon dos s’endurcit
Et se heurte au sillon
Qui me tient
Au néant vulnérable
J’ai un dos qui
M’encombre
Et me plonge
Dans la peine
L’ombre de l’eau
Que je me plie
Et me fonde
Dans l’aplomb
Vertical de mon sillon
Que je me scelle
Dans le sommeil
30 i-2 ii 2009
dimanche 1 février 2009
pli
mardi 27 janvier 2009
corpus Delicti
Now playing: William Sheller - Loulou
___________________________
L’esprit est content avec des phrases,
le corps c’est pas pareil,
il est plus difficile…
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L’esprit est content avec des phrases,
le corps c’est pas pareil,
il est plus difficile…
L.-F. Céline, Voyage au bout de la nuit
lundi 26 janvier 2009
lundi 19 janvier 2009
Hatred
Je suis un bois
Mort, ou sec
Comme l’abricot
De mon rêve
Je ne sens plus
Mon ombre
Mais je vois
La bruyère
D’un passé teint
Blanc des espoirs
Qui se faufile
Dans les lambeaux
Je suis le marbre
Froid des veines
Scellées dans le poignet
Étroit au fil du rasoir
Je n’ai plus de son
Un vide sans abîme
Une commissure
Étouffée du néant
11 x 2008
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Now playing: The Divine Comedy - Timestretched
Mort, ou sec
Comme l’abricot
De mon rêve
Je ne sens plus
Mon ombre
Mais je vois
La bruyère
D’un passé teint
Blanc des espoirs
Qui se faufile
Dans les lambeaux
Je suis le marbre
Froid des veines
Scellées dans le poignet
Étroit au fil du rasoir
Je n’ai plus de son
Un vide sans abîme
Une commissure
Étouffée du néant
11 x 2008
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Now playing: The Divine Comedy - Timestretched
dimanche 11 janvier 2009
lundi 5 janvier 2009
lundi 29 décembre 2008
vendredi 19 décembre 2008
mardi 16 décembre 2008
Balcon
La lune est un berceau
De craie et de feu
Un lumineux sourire
Elle flotte sur la plaine
Disséminée de lumières
S’embarbe de curieux nuages
Elle s’enroule, elle se masque
D’une gaze grise de marbre
Elle se dérobe, elle se noie
À mesure que sourd
Le cliquetis massif
Les lourds contours
Que de la plaine scintille
Le borborygme invisible
D’un fleuve de fer et de feu
Les cieux diaphanes
Se cotonnent d’une aube
Qui vient trop tôt
Et cogne toujours
Dans cette vase
De terre et de lumière
Un point rouge
Ce phare perdu
Qui me ronge
8-18 avril 2008
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Now playing: Frankie Goes To Hollywood - Happy Hi
via FoxyTunes
dimanche 30 novembre 2008
impressions fugitives

Samedi, suis tombé dans un violent brouhaha coloré, une sorte de cocon sonore.
Et puis la pluie est arrivée formant comme une ponctuation régulière.
Et les gouttes se déploient comme des araignées à l'envers.
Et la lumière s'évanouit dans ses couleurs
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Now playing: Dominique A - Le commerce de l'eau
via FoxyTunes
jeudi 20 novembre 2008
cio è finito
Murmure
Il y a une noix
Qui roule
Au fin fond
De mon sommeil
Un bruit sourd
Que je cherche
Et qui me dit
L’épaisseur de la nuit
Une cicatrice
Qui respire encore
Dans les replis
De mon oreille
Et toujours cette faïence
Qui s’étale sous la peau
Ce troublant silence
Cérame au bout des doigts
13-14 xi 2008
La mort de l’Autre : une double mort, car l’Autre est déjà la mort
et pèse sur moi comme l’obsession de la mort
M. Blanchot, L’écriture du désastreIl y a une noix
Qui roule
Au fin fond
De mon sommeil
Un bruit sourd
Que je cherche
Et qui me dit
L’épaisseur de la nuit
Une cicatrice
Qui respire encore
Dans les replis
De mon oreille
Et toujours cette faïence
Qui s’étale sous la peau
Ce troublant silence
Cérame au bout des doigts
13-14 xi 2008
mercredi 19 novembre 2008
mercredi 12 novembre 2008
Silence
La communauté des aguets
(Silence, II)
Deux singuliers
Nous sommes
Un pluriel décomposé
Avions-nous en commun
La feinte passion ?
De tous ces liens
Mon regard est laid
Ta peau est muette
Mes gestes sont blets
Tes mains sans recès
Les mots se noient
Tout au fond des bois
Dans le déluge intime
L’étoile noire de ton mutisme
D’un coup résonne l’aveu
Qu’entre nous il pleut
Le sombre aveu que tu feules
À chacun de mes vœux
23-29 février 2008
Faim
(Silence, IX)
Sans recoins
Où mâcher la faiblesse
Voiler et peindre
La certitude
Incarcéré dans la peau
Le mutisme du grand Autre
Je compte les maux
Qui me restent
Je replie le néant
Dans la carence
J’essore l’humeur
Vitreuse de nos yeux
Je suis, je crois,
Arrivé au bout
De l’ennui
Tout au fond
De l’envie
Se creuse dans mon dos
La grande absence
La terre brûlée
Face au vent
En dessous du puits
Tout au fond
Du silence
De la lie
24-26 août 2008
(Silence, II)
Deux singuliers
Nous sommes
Un pluriel décomposé
Avions-nous en commun
La feinte passion ?
De tous ces liens
Mon regard est laid
Ta peau est muette
Mes gestes sont blets
Tes mains sans recès
Les mots se noient
Tout au fond des bois
Dans le déluge intime
L’étoile noire de ton mutisme
D’un coup résonne l’aveu
Qu’entre nous il pleut
Le sombre aveu que tu feules
À chacun de mes vœux
23-29 février 2008
*
Faim
(Silence, IX)
Sans recoins
Où mâcher la faiblesse
Voiler et peindre
La certitude
Incarcéré dans la peau
Le mutisme du grand Autre
Je compte les maux
Qui me restent
Je replie le néant
Dans la carence
J’essore l’humeur
Vitreuse de nos yeux
Je suis, je crois,
Arrivé au bout
De l’ennui
Tout au fond
De l’envie
Se creuse dans mon dos
La grande absence
La terre brûlée
Face au vent
En dessous du puits
Tout au fond
Du silence
De la lie
24-26 août 2008
dimanche 9 novembre 2008
samedi 1 novembre 2008
Thèse
Me voila parvenu au seuil, au bord de cette bordure, au bord de ce flux d'écriture qui devra(it) accaparer de longs mois durant. Me voici au moment où je dois nouer quelque chose dans ma gorge, des sons pour moi, des mots pour d'autres, nouer pour dire ce qui m'échappe encore mais de ce dont je devine la présence, dérobée mais parfois impatiente, au revers de mes réflexions fugitives et glacées à la fois. Me voici au bord du langage, incapable ou alors encore un peu trop ému, pour articuler ces lourds nuages à quoi Vygotski compare la pensée, pour se déverser en une pluie de mots. Alors, il faut écrire, encore et toujours, il faut sauter le pas et ne surtout pas rester sur le seuil, ne plus chercher à voir son œil travailler, accepter de laisser des traces, d'être mal-adroit, d'avancer malgré sa peur dans les ténèbres de ce qui n'est pas encore écrit. Écrire doit d'abord être une forme acceptée de solitude, une petite mort un peu sordide en fait, accepter de ne plus coïncider avec ce que l'on suppose être. Mais c'est aussi, et c'est assurément le plus difficile, tenter de circonscrire et d'énoncer le lieu, l'étoffe, le pli, le nœud secret d'où l'on part et l'on parle. Quel est donc mon désir ?
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Now playing: Kate Bush - Prologue
via FoxyTunes
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Now playing: Kate Bush - Prologue
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