mercredi 3 mars 2010
samedi 27 février 2010
Stygienne
Pour C. N.
J’ai oublié le mot que j’allais prononcer.
Désincarnée l’idée retourne au royaume des ombres
Désincarnée l’idée retourne au royaume des ombres
O. Mandelstam, [J’ai oublié le mot]
Des yeux persans
Où affleure la peau
Le nez exact
Le froid rougit
Le vent boit la moisson
Des cheveux châtaignés
La bruine, rare
Et un peu maladroite
Me blesse lentement
Je sens dans l’ombre
Des mains, tapi au fond
De ma voix, un cercle plein
Brûle à mes lèvres
La gerçure enfouie
De la mélancolie
La thymie
La cendre lente
De l’impatience
26 janvier 2010
mercredi 10 février 2010
dimanche 31 janvier 2010
mardi 26 janvier 2010
Oriflamme
« Je suis. Confuse et obstinée, et il n’était pas fou que je m’obstine autant. »
I. Garo, Miranda 1
I. Garo, Miranda 1
J’ai d’abord vu
Un chat dans la lumière
L’ambre crépuscule
D’une saison jaune
Un chat dans la lumière
L’ambre crépuscule
D’une saison jaune
J’ai vu la mosaïque
De plusieurs vies
Flamboyer sur la géométrie
Anonyme et grise
De plusieurs vies
Flamboyer sur la géométrie
Anonyme et grise
J’ai vu l’ardoise
Au surplomb de la ville
Qui se rassemble
Comme un châle
Au surplomb de la ville
Qui se rassemble
Comme un châle
J’ai vu la bruyère
Et le fer forger
La chaleur irréelle
D’une mélancolie rauque
Et le fer forger
La chaleur irréelle
D’une mélancolie rauque
J’ai vu comment
Les yeux ont montré
L’âme et la faim
Nourrir le silence
Les yeux ont montré
L’âme et la faim
Nourrir le silence
28-31 x 2009
jeudi 21 janvier 2010
Lilalil
Max Frisch, Meine Name sei Gantenbein
__________________________________
Philip Glass, Company
vendredi 15 janvier 2010
Éclipse
Terrible silence
Dans le luisant
De la nuit profonde
Froide terreur
De ténèbres familières
Lumières glacées
Oranges blafardes
Serpentins lumineux
Sur les hauteurs
Manteau de soir
Sous mes doigts
La soie fébrile
Sépulcre hivernal
Guirlande infinie
D’yeux rouges
Comme une vague immense,
Un mascaret silencieux
Les points d'une douleur
Incolore comme la nuit
Qui se mange
Comme une parole
Muette
2-11 janvier 2010
mercredi 30 décembre 2009
mardi 15 décembre 2009
divagation
Je pense en morse, comme un iceberg, flottant dans les mers irréelles d’iroise grandeur.
Je suis sec ou trop humide peut-être pour décoller mes yeux des paupières de la brise qui m’assiège.
Je mange tout ce que je peux pour m’évider.
Je transite, la bouche aveugle, les yeux muets, la main fausse.
Je suis une écriture automatique.
J’essuie.
mardi 8 décembre 2009
vendredi 27 novembre 2009
mardi 24 novembre 2009
griffure
Blessure
Trait qui rougeoie
Sur une peau de craie
Respire comme une soie
Brille une douce fraie
Césure
La langue rêche
D’une ride de sang
Le défilé d’une mèche
Qui s’éteint sur une dent
Biffure
Chemin des ratures
Comme autant de traces
Cimetière des pelures
Comme autant de brasses
Ouverture
C’est le pain
De ma main
La fragile brèche
Qui m’assèche
25 X-7 XII 2007/5-17 III 2008
dimanche 22 novembre 2009
samedi 14 novembre 2009
mercredi 4 novembre 2009
mercredi 21 octobre 2009
Chocolat
Mais les eaux brunes du regard
Où dort le bruit de la mer
La terre fauve au fond des yeux
A. Pieyre de Mandiargues, Fleur du Japon
Ce soir j’ai cédé
Au plaisir suffoqué
De la pâte brune
Solide comme l’agrume
Cette nuit j’ai froissé
Tant de fois ma langue
Pour mieux y céder
En fondre la gangue
Que demain j’écrirai
Les mots de ma faim
De mes yeux blanchirai
Les vestiges d’airain
Et plus tard je saurai
Peut-être nommer
La saveur brune
De cette brume
Des lèvres articuler
Son souverain délai
16-27 iii 2008
Où dort le bruit de la mer
La terre fauve au fond des yeux
A. Pieyre de Mandiargues, Fleur du Japon
Ce soir j’ai cédé
Au plaisir suffoqué
De la pâte brune
Solide comme l’agrume
Cette nuit j’ai froissé
Tant de fois ma langue
Pour mieux y céder
En fondre la gangue
Que demain j’écrirai
Les mots de ma faim
De mes yeux blanchirai
Les vestiges d’airain
Et plus tard je saurai
Peut-être nommer
La saveur brune
De cette brume
Des lèvres articuler
Son souverain délai
16-27 iii 2008
mardi 20 octobre 2009
vendredi 16 octobre 2009
dimanche 11 octobre 2009
concaténation
Mélancolie ou nostalgie, je n’arrive pas à finir des travaux d’écriture. Et voilà que j'explore l’envers de ma mémoire blogienne, tous ces billets, toutes ces bribes ébauchés, tous ces brouillons commencés, parfois oubliés, lassés par la ductile chair du temps.
*
vie en morceaux
doigts bleus
lèvres vitrifiées
[28 aout 2009]
*
Détaché
Allongé sous la pluie
Invisible des souvenirs
J’entends la musique
M’hérisser la peau
Submerger ma voix
Battre la morsure
A l'équerre
[26 aout 2009]
*
Je voudrais écrire
Comme un filet de sang
S’étale sur le sable gras
Mais le temps me boit avant.
[26 avril 2009]
*
Derrick L. Carter - While Corey Slept...
[5 février 2009]
*
L'encens de l'absence
[18 décembre 2008]
*
« On pourrait comparer la pensée à un lourd nuage qui déverse une pluie de mots » écrit Lev S. Vygotski dans Pensée et langage
[4 décembre 2008]
*
Je ne pensais pas annoncer avec le bleu précédent ce billet pour un hommage volontairement décalé aux Poilus de la Grande guerre, dont on ne cesse d'occulter les prosaïques raisons pour en exalter la grandeur d'âme de ses victimes « consentantes » nous affirme t-on doctement. La « Fleur au fusil » est encore et toujours présentée comme une évidence, qui aurait saisi le peuple, assoiffé de vengeance contre l'ennemi prussien. Il faut évidemment (re)lire les saisissants albums de Jacques Tardi Adieu Brindavoine et La fleur au fusil
[11 novembre 2008]
[28 aout 2009]
*
Détaché
Allongé sous la pluie
Invisible des souvenirs
J’entends la musique
M’hérisser la peau
Submerger ma voix
Battre la morsure
A l'équerre
[26 aout 2009]
*
Je voudrais écrire
Comme un filet de sang
S’étale sur le sable gras
Mais le temps me boit avant.
[26 avril 2009]
*
Derrick L. Carter - While Corey Slept...
[5 février 2009]
*
L'encens de l'absence
[18 décembre 2008]
*
« On pourrait comparer la pensée à un lourd nuage qui déverse une pluie de mots » écrit Lev S. Vygotski dans Pensée et langage
[4 décembre 2008]
*
Je ne pensais pas annoncer avec le bleu précédent ce billet pour un hommage volontairement décalé aux Poilus de la Grande guerre, dont on ne cesse d'occulter les prosaïques raisons pour en exalter la grandeur d'âme de ses victimes « consentantes » nous affirme t-on doctement. La « Fleur au fusil » est encore et toujours présentée comme une évidence, qui aurait saisi le peuple, assoiffé de vengeance contre l'ennemi prussien. Il faut évidemment (re)lire les saisissants albums de Jacques Tardi Adieu Brindavoine et La fleur au fusil
[11 novembre 2008]
samedi 10 octobre 2009
Quand
Quand je tourne
Au coin de la bouche
J’entends à nouveau
La caresse
La chute des seins
Le creux qui vient
Nu comme l’épaule
Le pli de l’amende
La voix du sang
Perpendiculaire
Avide du souffle
Chaud des paupières
Dont bruit le fard
Je dévore ses lèvres
Quand je pose les mains
Tout autour de tes yeux
J’ai oublié
Debout, je rêve
Sous la pluie horizontale
De grands regards
Où je m’évade et me tais
8-10 x 2009
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