jeudi 12 avril 2012

Reise


I’m a ghost
Haunted like
A fluffy cloud
Into the warm
Of strength
A strange coffee
 
A faith
One glove
The moon
Myself
Eyesore
Beauty
 
10 iv 2012

lundi 2 avril 2012

Rompre



J’ai pris
Le mal
Dans l’âtre

Et je l’ai
Maché
En patience

Mais il faut,
Je dois,
Rompre

Puisque
Toujours
J’aurai faim

Sortir
D’un récit
Qui m’épuise

1 iv 2012 

mardi 27 mars 2012

Je



Je est en outre
Gris comme
L'alcool de la nuit

Un astre
De sable
Une eau
Qui s'écroule
Un drame

Sur mes veines
Un âtre
Lumineux
Un méandre
Au creux
Terrien

Je est un hôte
D'un abcès
Le témoin
Obscène
D'un autre
Que je suis

2-27 iii 2012

vendredi 23 mars 2012

samedi 17 mars 2012

Impossible



Rumine la nuit
Par l’eau
Envahie
Électrique et liquide

Désquamme le visage
De mes doigts
Épais
Comme la masse
Qui bât mon sang
Le cœur et les larmes

Surprennent
La fatigue, le sommeil
Mes yeux secs

Reviennent
Les grands yeux
À la mémoire
Un regard
Que je noie

16 iii 2012

mardi 13 mars 2012

Remarque


« L’inexpérience comme une qualité de la condition humaine. On est né une fois pour toutes, on ne pourra jamais recommencer une autre vie avec les expériences de la vie précédente. On sort de l’enfance sans savoir ce qu’est la jeunesse, on se marie sans savoir ce que c’est que d’être marié, et même quand on entre dans la vieillesse, on ne sait pas où l’on va : les vieux sont des enfants innocents de leur vieillesse. En ce sens, la terre de l’homme est la planète de l’inexpérience. »

Milan Kundera, L’art du roman (1986)



lundi 12 mars 2012

Aube longue


Mais la nuit n’est-elle pas
un autre éclairage de l’amour ?

N. Bréhal, Le parfait amour



Est-elle la fille
La sœur ou l’amère
Tumescence ?

Elle est d'un autre
Jour qui la fronce
Et la promesse

D’une essence, le calme
La pulpe odorante
D’un voile troublant

C’est la nuit
Qui se glisse
Entre moi

Un souffle
Qui m’épuise
Et m’alanguit

Un ciel, immense
Perclus de chasmes
Qui s’étiolent

Languide
Elle s’ajoure
Dans l’eau froide

L’aréole écrue
Le sépulcre
De mon désastre

Qui jamais
Ne l’abat
7 février 2012

mardi 28 février 2012

Histoire



Je lis
Le pas
De mes yeux
Sur ses lèvres

J’entends
L’eau de la nuit
Qui scintille

Ai le besoin
De ce que j’ignore
Cette racine
À mon dos


Du cou
Par pudeur
Aux lèvres
Par caresse

J’épisse
Longuement
La pulpe
Tiède

S’ouvrir les lèvres
Délier la commissure
Du sang et de la parole
Ployer le regard


Ivre
Jusqu’à
En boire
Le vertige

Car se dérobe
La déhiscence
De l’origine
La plaie

Car de la peau
A besoin
Mon cor
Pour respirer

Ne suis
Ni des lèvres
Ni des dents


M’enrobent
Immense
Les feuillets

De l’âtre
Souverain
Qui se dérobe

Sceau tremblant
Étreint
Par l’affront

Elle m’a / je suis
Créé en absent /de côté
Dans une chambre
En vrille


Es-tu un drap
Pourquoi ?
Une torche

Silencieuse
Du dehors
De la pluie

Lumineuse
À l’intérieur
De ma fuite

Lumière viole(n)tte,
Sale et de nuit
Emmêlée
  De bleus et de miroirs

Qui picorent
L’horizon
De leurs yeux
Aveuglants



13-17 ii 2012
 

lundi 13 février 2012

Chose

 

Quelque chose
Comme rien
Éternelle durée

Les yeux encerclés
De clous infinis
Et toujours
Cette chose

Qui siège
Méthodique
Silencieuse
Intérieure
Derrière

Je lui sens
Une vie, parfois
Un mouvement
Dans le gouffre
De la voix

Éponge
En cendres
Une flaque
Immobile

Quel est le désir ?
Une famine
Ou une île
Un sucre épars

Inégarée donc
Juste arrêtée
Stupide et nue
  
Elle me tient

Sortir du monde
Aller plus loin
Que l’absence

Évider la chose
Vers le calme
Et l’essence

19-20 i 2012

samedi 28 janvier 2012

Ivy's Tale




Pour K. B.







J’ai le violent désir

D’une flamme ondoyante

Comme un laurier désinvolte

Brun, glace et soyeux

Que mord la lumière

De ces yeux perpétuels



Que tisse la loi

La peau fraiche

Comme la lumière cendrée

De la lune, les joues

Débordent



J’ai le violent désir

D’éflorer la surprenante rigueur

L’origine du mouvement

Le pli céleste de la faim

Et de l’amour, évanouis

Au lieu endolori…





19-22 viii 2008

jeudi 19 janvier 2012

Sévère


 
De son front

Je veux effacer

La marque

Du souci



De ma main

Je veux scinder

L’horizon vertical

La hauteur de l’opale

Poursuivre la trace



De l’encolure

À la gésine

Écarter les pans

De l’âtre, p(o)ur

Contempler l’angoisse



Qui me tient en vie



Goûter

Avec les dents

Le lai qui effuse

Dans le repos



De ce regard

D’eau pâle

Qui m’astreint



Je veux soustraire

La douleur qui perce

Atténuer le creux des joues



Je veux en manger

La paix et la patience

Le mal et le miel



13-19 i 2012

lundi 2 janvier 2012

Impromptu-e


Je cherche

Mon corps

La peau

Et son remords



Je pense

La pluie

Aigrie



J’attends

Le goût



Je me plie

Au temps

De l’absence



Une houle

Dans la gorge

Me noue



J’habite

Le vide

Du temps



Vague

À lame

Comme

Une algue



Quel est

Cet âtre

La peau [toujours]

Dén(o)uée



Pluie grasse

Que je ne ressens

Plus, ni le temps



Suis prisonnier

D’une absence [encore]



J’écrie

Les angles

Du mutisme



Glisse

Le nerf

Entre

Mes doigts

Trop longs



La fièvre

Un lait

Trop bu

Est froide



Crayon noir

Sans les yeux



1er-2 i 2012




Psychose Hamilton & spectre

jeudi 22 décembre 2011

Lame


Pour S. C.

Cette tranchée
Du regard
Prolonge la peau

Étrange fissure
De la nitescence
Ouvre l’âtre

Soyeux reptile
Scintillent du pli
Les yeux fauves
Foisonnent les noeuds

De la commissure
Où l’extase
Feule le désespoir
Du désastre

15-16 xi 2011

dimanche 18 décembre 2011

mardi 8 novembre 2011

 petit poucet
 jardin grand ouvert
à la nuit diurne
silence suspendu
 au jour nocturne
 une échappée vers l’azur
de la double sentinelle de l’automne

mercredi 2 novembre 2011

Temps


Attendre le temps
Ne le compter
Que quand il est rond

Perdre, abandonnée
Une partie du monde
Qui m’a échappé-e

Temps suis-je ?
Loin du lointain
Usage d’une encre

Du regard
J’ai noyé le lien
La ténuité incise

De l’éclat
Je n’ai pas osé
Re-cueillir la trace



18 x-2 xi 2011